Sibyle Veil fait de la politique



Les ambitions de la présidente pour la future holding de l'audiovisuel public et pour son avenir personnel la conduisent à vouloir remporter à tout prix ce qui ressemble à une bataille contre les salariés de Radio France. D'ailleurs, depuis le début de la crise, Sibyle Veil calque ses pas sur ceux du Premier ministre, dénonçant, comme lui, la CGT un jour, feignant, comme lui, de vouloir négocier le lendemain, voulant "tenir" envers et contre tout, comme son modèle.
 
Aux organisations syndicales qui demandaient à négocier dès la première semaine, elle n'a opposé, jour après jour, que le silence. Quand la grève massive l'a conduite à devoir enfin accepter des réunions, elle a torpillé le travail accompli par l'équipe de sa DRH. Au moment, enfin, où toutes les organisations se sont trouvées autour de la table, y compris la CGT, elle a fait conduire les deux premières réunions - ce jeudi et ce vendredi - de façon à prouver qu'il n'y avait rien à gagner, tout au plus peut-être une trentaine de postes à sauver. Et encore... Seule concession : le report de ce plan de quelques semaines, en théorie pour se laisser le temps de négocier. Mais encore faudrait-il qu'elle veuille le faire…
 
Pour la présidente, nous, salariés et organisations syndicales, devons nous soumettre et accepter le plan de 300 départs qu'elle a décidé, pour qu'elle puisse tirer les fruits de sa victoire.
 
L'erreur de Sibyle Veil – et des personnes qui l'entourent – c'est de ne pas vous connaître, de ne toujours pas savoir comment fonctionne Radio France.
 
Pour nous écouter enfin, la présidente a besoin que nous parlions plus fort. BEAUCOUP PLUS FORT.
  
Nous vous expliquerons bientôt comment.
 


17 Janvier 2020
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