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Promotions individuelles : combien de temps croient-ils que nous allons supporter ça



La direction va devoir prendre conscience rapidement du mécontentement qui monte dans les rédactions, après la publication des résultats de la commission de suivi des carrières 2016.
 
Ce ne sont pas les échanges lors de la commission qui ont posé problème. Ils ont été de qualité et nos arguments ont été entendus. Le problème est dans le nombre tragiquement insuffisant de promotions, en baisse désormais, chaque année, alors que notre temps de travail et nos efforts, eux, sont en hausse.
 
Comment gérer une rédaction, récompenser ceux qui doivent l’être, maintenir les équilibres quand il n’y a plus que 110 mesures pour 780 journalistes ? Le calcul est simple : ça donne une augmentation de salaire tous les 7 ans*. En 2005, c’était en moyenne tous les 4,5 ans et, en 2013, tous les 5 ans.
Dans une rédaction comme celle de France Bleu Frequenza Mora, quand un seul journaliste est promu sur 13, le message est épouvantable.
 
Vous l’avez noté, pour tenter de cacher la misère, les pécuniaires sont maintenant bien plus nombreuses que les fonctionnelles. Cette année 68 sur 110, soit plus du double de ce qui était la norme. Pour ce journaliste qui a réalisé un tour de force, cette année, et se retrouve avec une PP après 5 ans sans promo, le message est une horreur.
 
 

Une grille bloquée


 
Comment avancer dans la grille lorsqu’on attend 5 ou 6 ans pour se retrouver avec un pécuniaire… Le tableau des carrières montre des journalistes dont le travail est reconnu et qui doivent attendre 10 ans pour une promotion. Cette année, on a même vu l’entrée en vigueur d’un mécanisme qu’on avait prévu vraiment au cas où : trois journalistes ont été automatiquement promus pour être restés 15 ans sans fonctionnelle, alors qu’ils n’ont jamais démérité. Le message qu’on leur a envoyé est inqualifiable.
 
Et pour dépenser le moins possible, la direction privilégie les petits salaires dont les promos coûtent moins cher. Et gros salaires, sachez-le, ça commence dès GR2 ! La grille n’a donc juste plus de sens.
 
 

Qui décide de nos promotions ?


 
A tout ça, s’ajoute la mainmise de la direction générale et de la contrôleuse d’Etat. Ce sont eux maintenant, et plus seulement nos rédac, qui ont la haute main sur nos promotions. Sachez-le aussi.
 
Une direction qui regorge d’idées brillantes. On a entendu, lors de la commission, le DRH suggérer d’ouvrir une négociation pour diviser par deux la valeur des promotions. Le même -faisant la preuve de la méconnaissance totale de notre travail et de notre organisation par la direction- nous a annoncé qu’on allait bientôt nous obliger à fixer en janvier nos jours de RTT pour l’année. Et le tout au nom d’économies non réalisées, puisque la Maison n'a pas réussi à supprimer le nombre d'emplois prévu par le COM pour cette année. Probablement parce qu’on devait supprimer 90 postes en 2016 et qu’elle a embauché 31 personnes pour France Télévisions.
 
A force de saper les promotions, la direction doit savoir qu'elle détruit la motivation des équipes. Faut-il rappeler à notre DRH que la dernière grande grève des journalistes -18 jours- c’était pour les salaires ?
 
 
* depuis 2013 il n’y a plus d’augmentation générale
 
  • En 2005, Radio France comptait 627 journalistes. Cette année-là, nous avions bénéficié de 131 mesures en commission paritaire dont 46 pécuniaires
  • En 2013, nous sommes 100 journalistes de plus mais le nombre de mesures reste quasi identique : 140.
  • En 2014, 135 mesures, 93 sont dés pécuniaires, seulement 42 des fonctionnelles.
  • En 2015, 116 mesures, 66 pécuniaires.
  • En 2016, nous sommes désormais 780 mais le nombre de mesures diminue encore, alors que la part des pécuniaires augmente : 68 sur 110 promotions.
 



5 Décembre 2016
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