Partager ce site







SNJ Radio France : Non à l'ubérisation des rédactions Communiqué des syndicats SNJ, SNJ-CGT, SNJ-FO https://t.co/HjQfQwxJnw https://t.co/I7Wekg8yl8
SNJ Radio France : Solidarité avec les journalistes en Turquie Solidarité depuis la Maison de la Radio à Paris pour les journalistes d… https://t.co/T1ITU6FBOx
SNJ Radio France : Solidarité depuis la Maison de la Radio à Paris pour les journalistes derrière les barreaux en #turquie… https://t.co/PnJVfVZTvh

La direction de Radio France a décidé de mettre fin au système salarial des journalistes



La direction de Radio France a décidé de mettre fin au système salarial des journalistes
Christian Mettot, le nouveau DRH, ne réussissant pas à justifier l’abaissement des promotions à 3 et 5 % au lieu de 5 et 7,5 % actuellement, a entrepris de démonter notre grille salariale.

D’abord en fixant le principe des promotions variables : la nouvelle promotion fonctionnelle à la tête du client sera de 5 % pour chacun d’entre nous, mais pour les « amis », les « vrais bons journalistes » la promo pourra être plus importante ... jusqu’à 15 % !

Les écarts entre les fonctions de notre grille étant de 7,5%, notre système salarial est d’ores et déjà mort et enterré. La nouvelle grille était entrée en vigueur le 1er janvier.

Ensuite, comme il est difficile d’assumer une baisse des rémunérations des journalistes, la direction décide de mensualiser le NIS (équivalent à un mois de salaire) et la prime de modernisation (274 €). Résultat : l’impression de gagner plus, mais un salaire annuel strictement identique.

La direction explique alors que des promos plus faibles, mais calculées sur un salaire mensuel plus élevé, permettront de retrouver les niveaux actuels. Pas de chance, les calculs présentés par Christian Mettot montrent la perte d’un tiers de la promotion, et ceci pour une simple pécuniaire. La perte sera bien plus importante sur une fonctionnelle.

Et c’est là qu’arrive le 3ème tour de passe-passe : pour faire tenir tout ça, on nous annonce qu’on va augmenter la prime d’ancienneté. Aujourd’hui elle est calculée sur un indice spécifique et pourrait à l’avenir être calculée sur l’indice de base de chaque fonction. Mais rassurez-vous : une astuce permet de faire en sorte que cette augmentation soit résorbée par le salaire. Votre rémunération annuelle totale (salaire + prime d’ancienneté) serait absolument identique à l’actuelle. Pas un euro de plus.

Et c’est là que la direction tente son va-tout en nous expliquant qu’il faut voir tout ça à l’aune d’une carrière. Que l’abaissement du niveau des promos pourrait être compensé par l’augmentation, tous les 5 ans, de la prime d’ancienneté.
Dommage que ce soit faux.
L’un ne compense pas l’autre et on obtient toujours et uniquement une baisse de nos revenus.

Des promos secrètes

Lorsque l’on s’apprête à donner 3 % à certains et 15 % aux amis, il importe de cacher les noms des heureux bénéficiaires pour éviter, autant que faire se peut, les problèmes...
La direction veut donc profiter de la suppression de la paritaire pour interdire désormais toute publicité des mesures. Seules seraient connues les oboles versées à ceux qui n’ont pas pu obtenir de promo par leur travail.

Vouloir mettre fin au paritarisme, réduire nos salaires, c'est déclarer la guerre aux journalistes de Radio France.




30 Septembre 2010
Lu 2280 fois





Radio France | France Inter | France Info | Culture & Musique | France Bleu | Le Mouv