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C comme .......



C comme .......
Les pressions, économiques ou politiques, Radio France connaît.
Depuis des années, la Maison sait y répondre en garantissant l'indépendance des rédactions.
 
Ce principe vital pour le travail des journalistes, est-il remis en cause ?
Au vu des décisions imposées la semaine dernière à la rédaction de France Bleu 107.1, la question se pose, et une réponse au plus haut niveau s'impose.
 
La violence en milieu scolaire est un sujet que les syndicats enseignants, les associations de parents d’élèves, le ministère de l’Education lui-même évoquent régulièrement. Il se révèle extrêmement difficile à traiter alors que les chiffres de cette violence sont « cachés » par certains rectorats.
 
Confrontée à ce problème en Seine Saint-Denis, une journaliste de la locale parisienne est parvenue à se procurer la liste des incidents signalés par les équipes éducatives à leur hiérarchie sur une semaine. Elle en a fait l’analyse, diffusée à l’antenne, et a publié le document sur le site de la station, après avoir, bien évidemment, ôté le nom des personnes impliquées.
 
Alors qu'en toute quiétude France Inter a publié il y a quelques semaines le compte rendu de la garde à vue de Nicolas Sarkozy, il en est allé tout autrement pour France Bleu : un membre de la Présidence s’est cru autorisé à faire dépublier le sujet (nous ne savons pas qui s’en est chargé), soutenu par la directrice générale et même - dans un premier temps - par le directeur du réseau Bleu. Aucun d’eux n’avait lu l’article, mais tous ont cédé aux menaces du rectorat, en accablant l'auteur du sujet, le collègue responsable de sa mise en ligne et l'ensemble de la station.
 
Ce sujet respectait parfaitement l’éthique du journalisme.
Il a fallu toute une journée à France Bleu 107.1 pour en convaincre la direction, et obtenir qu'il soit republié.
 
Cette incroyable affaire a laissé un goût amer, pour ne pas dire plus, à ceux qui en ont été victimes et qui méritent des excuses officielles. 
 
Elle est par ailleurs doublement révélatrice.
 
D'une part la direction a totalement court-circuité la hiérarchie (directeur et rédacteur en chef), à laquelle elle doit s’adresser en premier ressort. Sciemment ou par méconnaissance des règles ?
 
D'autre part, la direction a manifesté un total manque de confiance envers les journalistes. Il suffisait de lire l'article pour constater qu'il s'agissait d'un vrai travail d'enquête. Le PDG qui souhaite développer l'investigation à Radio France devrait peut-être se renseigner sur la qualité – excellente – des journalistes qu’il emploie.

Plus jamais une équipe de Radio France ne doit connaître ce que France Bleu 107.1 a vécu la semaine dernière.
 


20 Octobre 2014
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