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Retour vers le passé pour les CDD
« Depuis un mois j’attends que mon téléphone sonne… et rien ».
« Ça fait cinq ans que je suis au planning et ces derniers mois, je n’ai que des contrats courts ». « Il parait qu’il y aurait des listes, que certains vont être éjectés du planning mais seulement après Noël, car pendant les fêtes il n'y a pas assez de titulaires. » Ces phrases-là, celles des CCD du planning, le SNJ pensait ne plus devoir les entendre. En 2006, après de longues négociations, nous signions un accord pour clarifier les situations. Radio France s’engageait à accompagner les CDD du planning, à les évaluer, les former, et surtout à leur dire précisément, tous les 6 mois, de quoi leur avenir serait fait. Depuis, des changements ont eu lieu. Mais Radio France s’est surtout préoccupée de bétonner sa situation, pour éviter d’être condamnée de plus en plus lourdement. Un exemple : la DRH oblige les CDD à refuser par écrit toute proposition de contrat. Monterait-elle des dossiers en vue d'actions prud’homales qu'elle sait inexorables ? Surtout, il a fallu attendre des mois pour qu’une « Madame CDD » soit nommée. Et deux ans et demi pour qu’un simple livret d’accueil soit édité. Mais pendant ce temps-là, le planning a continué à grossir, l’ancienneté des CDD s’est allongée, et l'on retrouve exactement les mêmes situations qu’avant la signature de l’accord CDD. Il faut encore pleurer pour que les rédacteurs en chef transmettent leurs rapports aux CDD, en revanche les réflexions blessantes et déstabilisantes sont distribuées à tour de bras. Par Madame CDD elle-même, qui parait ne pas réaliser qu’un avis, pour être utile, doit être équilibré et expliqué. Des directeurs, en privé, font part de leur gêne. Cela veut clairement dire que l’accord n’a pas été respecté. Et même qu’il a été bafoué, galvaudé, et instrumentalisé.
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Aujourd’hui, ils sont une cinquantaine environ à avoir plus de 3 ans d’ancienneté au planning, certains jusqu’à 7 ans. Des années durant lesquelles ils ont été assez performants pour travailler dans toutes les rédactions de Radio France en CDD, tout en étant à la merci d’un simple rapport négatif.
Aujourd’hui, Radio France voudrait se débarrasser de la plupart d’entre eux, au motif qu’ils ne sont pas embauchables. C’est bien évidemment inacceptable pour le SNJ qui ne restera pas sans réagir. Au bout de 4 ans, 5 ans, passés au service de Radio France, on n’est plus sur le marché du travail. On est un permanent de la radio de service public. 14 Décembre 2009
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