MONETISATION DU COMPTE
La monétisation, c'est-à-dire la conversion en argent des droits épargnés est possible à partir du 1er janvier 2007. Elle est autorisée, au titre des jours épargnés depuis au moins
3 ans, soit depuis 2004. Cette possibilité de monétisation est plafonnée à 14 jours calendaires par année, à l'exception des jours épargnés correspondant à la 5ème semaine légale de congés payés.
L'application de ce nouveau dispositif requiert :
- soit l'absence de report de droits à congés des exercices antérieurs ; à l’exception d’une part, des situations de report justifiées par les nécessités de fonctionnement du service qui ont fait l’objet d’un refus hiérarchique exclusivement notifié par écrit.
- soit s'il existe un reliquat, l'engagement de réduire celui-ci par la prise de ces jours, d'au moins la moitié du nombre de jours monétisables : 7 jours calendaires.
A défaut de prise de ces reliquats avant juin de l'année N+1, ces jours de congés payés reportés et non pris, seront automatiquement déduits du solde de reliquat constaté.
L'imprimé de demande de monétisation doit être déposé auprès de la DGADSRH, au plus tard le 30 septembre de l'année de versement.
Modalités de conversion en argent des jours épargnés :
L’indemnité liquidative sera calculée sur la base du salaire perçu à la date de versement.
Le salaire de référence est celui défini à l’article 4. L’indemnité versée a la nature de salaire.
Le montant correspondant à ces jours monétisés, sera intégré au salaire du mois novembre de l'année en cours.
Cessation et transmission du compte :
- Si le contrat de travail est rompu avant l'utilisation du compte, le salarié ou, ses ayants-droit en cas de décès, perçoit une indemnité correspondant aux droits acquis après déduction des charges sociales salariales.
- En cas de mobilité du salarié entre sociétés de l'Audiovisuel Public, la valeur du compte peut être transférée de l'ancien au nouvel employeur à la demande du salarié, sous réserve d'un accord collectif applicable dans l'entreprise d'accueil.
Conditions de renonciation à l'utilisation du compte :
En l'absence de rupture du contrat de travail, le salarié peut renoncer à l'utilisation du compte qu'il a ouvert, pour des raisons familiales ou médicales, et notamment en cas de :
- Naissance ou adoption d'un troisième enfant, décès du conjoint, concubin ou du partenaire lié par un Pacs ;
- Maladie du conjoint, concubin ou du partenaire lié par un Pacs ou d'un enfant ;
- Divorce ou séparation du concubin ou du partenaire lié par un Pacs ;
- Invalidité du bénéficiaire, de son conjoint, du concubin ou du partenaire lié par un Pacs ou de son enfant ;
- Chômage du conjoint, du concubin ou du partenaire lié par un Pacs ;
- Situation de surendettement ;
- Financement d'études supérieures d'un enfant ;
ou après analyse de la demande par la DGA DSRH.
Elle se traduira par la prise échelonnée des jours épargnés à raison d'un maximum de
15 jours ouvrés par année civile. Ils se cumuleront aux droits à congés payés et à jours RTT de l'année de prise, selon les mêmes modalités et dans les mêmes délais.
Un nouveau CET pourra être ouvert à l'issue d'un délai minimal d'un an après la dernière prise échelonnée des jours épargnés.