Pour signer et gérer ces « accords maisons », la direction souhaite instrumentaliser des « syndicalistes maisons ». Rognant les dispositions de l’avenant audiovisuel qui permettent l’engagement syndical hors de la seule entreprise, bridant l’implication dans des activités d’enseignement au sein des écoles reconnues par la convention collective des journalistes, la direction veut favoriser l’éclosion d’apparatchiks hors-sol, coupés du quotidien des salariés et de la réalité du travail. L’invitation à la connivence adressée aux apprentis-notables est explicite. Pour mieux faire passer la pilule, la direction table sur la démobilisation de ceux qui sont prêts à partir en retraite et sur l’effet anesthésiant du plan de rattrapage des disparités salariales. Si ces procédés sont classiques, leurs effets demeurent incertains.
Le SNJ appelle la direction de France télévisions à revenir sur terre, à ne pas poursuivre des combats idéologiques d’arrière garde. Le libéralisme économique a montré ses limites, ses dogmes antisociaux leurs conséquences tragiques.
Les patrons « de droit divin », ne sont plus de mise.
Soyez réalistes et pratiques. Ne rêvez pas du grand soir. Les textes distincts qui régissent aujourd’hui personnels administratifs, techniciens et journalistes ont fait leur preuve, travaillons sur leurs contenus, par sur leur négation.
Paris, le 26 novembre 2009