France Bleu, Anne, Claude... vous n’auriez pas cinq minutes ?



France Bleu, Anne, Claude... vous n’auriez pas cinq minutes ?
Nous avons demandé à la direction de France Bleu un rendez-vous pour parler de la grille de rentrée. Nous nous y sommes pris avec trois semaines d’avance, pour être certains de trouver un créneau dans l’agenda d’Anne Brucy et de Claude Bruillot.
Malgré cette précaution, la direction de France Bleu nous a signifié l’impossibilité de nous rencontrer avant fin juin. Une fois les grilles bouclées et les congés arrivés.
 
Nous comprenons très clairement le message qu’Anne Brucy et Claude Bruillot nous font ainsi passer : celui d’une direction qui ne veut rien entendre, murée dans ses certitudes. Persuadée que la politique éditoriale, la même pour tous, est valable de Quimper à Nice en passant par Limoges, et qu'elle se décide en bord de Seine. Sans jamais consulter, et encore moins informer les équipes.
 
Voici quelques unes des questions que nous voulions poser à la direction de Bleu : 
  • Visiblement la direction de France Bleu a fait passer de nouvelles directives pour la rentrée : tous les journaux feront 5 minutes l'après-midi à 17h et 18h et y'aura plus de journal national à 16h30. Quelle que soit la radio, quelle que soit l’actualité de la région. Sous prétexte de laisser les auditeurs "souffler" et de faire du "léger", l'information est réduite au strict minimum dans cette tranche horaire qui se voulait la "matinale du soir". La question est claire : France Bleu a-t-elle l'intention de tuer l'info de fin de journée ?
 
  • Là par contre où aucune réduction n’est prévue, c’est en matière d’interactivité. Vous imposez aux journalistes « Les auditeurs ont la parole » sans moyens. Certaines stations, pour éviter les dérapages, se contraignent aux seuls sujets légers au point de préférer débattre du temps qu’il fait le lendemain de la présidentielle. D'autres locales se retrouvent engluées dans une antenne plus poujadiste que certaines lignes ouvertes de radios commerciales. Faute d’auditeurs, des stations trichent et calent… leurs auditeurs la veille. Et que répondre lorsque des journalistes se plaignent de passer plus de temps à choisir des « questions du jour » plutôt qu’à se documenter sur leurs sujets ?
 
  • Le terrain est-il encore important aux yeux de la direction de France Bleu ? Nous comptons de moins en moins de journalistes dans la case "reportage" des plannings. Moins de terrain et davantage de KB. Ce qui fait la force des locales, la présence sur le terrain, est grignotée, jour après jour, grille après grille. A ça s’ajoute une baisse des remplacements, et c’est encore le terrain qui trinque.
 
  • La sortie du nouveau site internet de France Bleu a été retardée mais il devrait voir le jour à la rentrée. Quand les journalistes seront-ils formés à l’outil, et surtout à l’écriture web ? Seront-ils remplacés durant cette formation ? Comment les rédactions pourront-elles s’organiser pour ajouter le multimédia à la tâche quotidienne ?
    Et surtout, comment pouvez-vous imaginer ajouter du travail à des rédactions déjà à flux tendu, tout en acceptant que plusieurs postes soient supprimés ?
 

Ces arbitrages faits contre les journalistes de France Bleu, ces journées qui n’en finissent plus, ce travail qu’on est malheureux de faire trop vite et parfois mal, c’est votre responsabilité.


25 Mai 2012
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