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ESP, l’éternelle question du retour



Être ESP (envoyé spécial permanent à l’étranger) est un poste très enviable. Ils ne sont que dix. Nous sommes 750. L’impression est donc celle d’un club d’élus dont beaucoup d’entre nous aimeraient faire partie.
 
Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est ce qui se passe après. Quand votre contrat est terminé et que vous rentrez.
 
L’élu devient alors la patate chaude dont plus aucune rédaction ne veut. Le « meilleur d’entre nous » devient celui qu’on n’arrive plus à imaginer dans un collectif.
 
Au fil des années et des retours, les syndicats ont dû intervenir à de multiples reprises. Ne serait-ce que pour obtenir de la direction qu'elle réponde au téléphone à ces journalistes qui tentent, à des milliers de kilomètres de distance, de se trouver un point de chute parfois sans même savoir dans quelle ville ce sera.
 
La direction - consciente de ses propres manquements - a souhaité inscrire une nouvelle règle dans les contrats des ESP. Désormais, à leur retour,  ils réintègrent leur rédaction d'origine (Radio France compte sept chaînes).
 
Une règle à laquelle les rédactions sont confrontées pour accueillir - et c’est une première - le retour de trois femmes.
 
Alors que leur contrat se termine dans un mois ou est déjà arrivé à échéance, ces trois journalistes de talent et d’expérience ont déjà tout connu, ces derniers mois, en matière d'incertitude, d'angoisse et d’humiliation : attente jour après jour d’un appel qui ne vient pas. Rendez-vous téléphoniques reportés, retardés, puis annulés. Mails sans réponse. « Bruits de couloir » propagés les concernant, alors qu’aucune proposition ne leur a été faite. Conversation qui se termine par « j’entends ton désir de réintégrer la rédaction, mais peut-être que d’autres chaînes vont te faire des propositions… »
 
Pendant ce temps, les consultations à Paris vont bon train. Le nouveau directeur de France Info écrit par exemple « Après avoir rencontré plus de 80 d’entre vous en tête-à-tête… ».
 
Alors que Radio France prétend vouloir améliorer le traitement qu'elle réserve aux femmes, elle ne cesse jour après jour de faire le contraire.
 
Ce qui arrive à ces trois journalistes en est une nouvelle preuve.



30 Juin 2014
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