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Convention Collective, chez eux avant chez nous ?



Convention Collective, chez eux avant chez nous ?
Ça se passe à coté de chez nous, à France Télévision, lors de la même négociation qui nous occupe actuellement : la Convention Collective.

Dans cette entreprise, le syndicat auquel nous appartenons constate :
- la remise en cause des commissions paritaires -tiens chez nous aussi-
- la classification des emplois (critères classants) -tiens chez nous aussi-.


Alors voici le tract de nos confrères de France Télé, il est instructif.
Au moment où nous ne savons toujours pas où la DRH de Radio France veut nous emmener, ces questions doivent nous alerter.

Journalistes : non l’explosion à de notre profession à France Télévisions

A la suite de l’assemblée générale de la rédaction de France 2, qui s’est tenue le 8 février, nous sommes convenus de rédiger un texte pour concrètement expliquer ce qui va changer pour les journalistes si la direction maintien ses propositions actuelles.

1 - FTV ne serait plus une entreprise de presse. La mission d’information n’est plus avancée par la direction qui se contente de vouloir adapter le statut des journalistes à « à la communication moderne ». FTV abandonne la profession en ne permettant plus aux journalistes d’être détachés pour enseigner dans les écoles.

2 - N’étant plus une entreprise de presse, les journalistes n’existeraient plus en tant que tels. Ils sont dispersés entre différents niveaux de cadres qui vont de cadre 1 pour les rédacteurs reporteurs et les JRI ;
cadre 2 pour les journalistes spécialisés, les journalistes pluri qualifiés et ceux chargés de la coordination des échanges ;
cadre 3 pour les grands reporteurs et les chefs de service adjoints ;
cadre 4 pour les chefs d’édition et les envoyés spéciaux permanents.
Les chefs de service et les rédacteurs en chef et sont quant à eux regroupés dans la catégorie des cadres supérieurs de niveau 1 et 2 avec l’institutionnalisation des parts variables des salaires en fonction d’objectifs qui leur seront fixés. Autant dire qu’ils seront désormais totalement à la botte de la direction.

3 - Selon cette classification, le journalisme de terrain deviendrait donc le parent pauvre. En effet, les chefs d’édition, même débutants se trouvent au-dessus des grands reporteurs, même les plus expérimentés, et les différents échelons de grands reporteurs qui existaient jusqu’à présent (et qui permettaient d’atteindre un niveau égal à celui de rédacteur en chef tout en continuant de faire du reportage) sont supprimés.

4 - Les salaires résolument tirés vers le bas. En effet, la direction propose une grille de rémunération minimale pour chaque catégorie de personnel qui risque désormais de geler les augmentations. Ainsi, pour un cadre de niveau 1, le salaire minimal sur 13 mois est de 2327 € brut, pour un cadre de niveau 3, de 2578 € brut et pour un cadre de niveau 4, de 2893 € brut. Par ailleurs, la direction revient sur l’avenant audiovisuel à la CCNTJ en fixant des augmentations de salaire liées à l’ancienneté plus faible (2% du salaire pour 5 ans d’ancienneté contre 5% auparavant, 4% pour 10 ans d’ancienneté contre 10% auparavant ou encore 9 % pour 20 ans d’ancienneté contre 20% auparavant etc…).
Sans compter la diminution des primes de départ à la retraite ou en cas de licenciement pour motif économique.

5 - Les salariés désormais seuls face à la direction. En effet, les augmentations de salaire ne se feront plus dans le cadre de commissions paritaires. Elles seront décidées seules par la hiérarchie qui en informera les partenaires sociaux. Impossible donc, de défendre tel ou tel qui serait victime d’un éventuel conflit avec son chef de service. Idem pour les commissions de discipline qui disparaissent soumettant les journalistes aux oukases de la direction et cerise sur le gâteau, une nouvelle sanction voit le jour : la rétrogradation !

6 - Les principes garantissant notre déontologie, portant notre indépendance, ont purement et simplement disparu.
Par exemple, il ne serait plus possible de « refuser tout acte contraire à son intime conviction professionnelle », avec un PDG nommé par l’Elysée.

Le scrutin pour le référendum se poursuit, vous pouvez toujours voter : http://referendum-tv.fr/


Paris, le 10 février 2010



12 Février 2010
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