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Commission Paritaire : Paroles de cadres



Commission Paritaire : Paroles de cadres
La disparition de la paritaire n’est pas affligeante seulement pour les syndicats. Plusieurs cadres de l’entreprise, responsables d’équipe, nous ont fait part de leurs regrets, de leur appréhension face à la menace de disparition de la commission paritaire.

Des témoignages spontanés, ou sollicités, dont nous avons communiqué des extraits ce mardi, en réunion.

Les voici :


« Je me souviens, en 2003, que la direction était très réticente à l’idée de voir passer Harry Roselmack Journaliste Spécialisé. Là aussi, sans les syndicats et les CPS, il serait resté reporter. Remarquez, il n’a pas eu besoin de nous ensuite... ».

« Je me souviens que la liste des abcès qui ont été percés en paritaires est tellement longue qu’elle pourrait noircir des pages et des pages. Sans ces paritaires, ces abcès auraient suppuré et empiré. Sans les paritaires, ils suppureront et empireront ».

« Je me souviens que sans les CPS, le débat sur l’évolution de carrière des jokers polyvalents à Inter n’aurait jamais été abordé ; la position de la direction était de n’en augmenter aucun ».

« Je me souviens en 2002, que la direction avait oublié que Benoit Collombat avait décroché dans la même année le prix du reportage Radio France, le prix du journalisme franco-allemand et le prix Ondas ».

« Je me souviens qu’il a fallu se battre pour obtenir des promotions pour les journalistes du Mouv’, qui sans paritaires semblaient devoir rester rédacteurs-reporters toute leur vie »…

« La commission paritaire est pour moi le gage d'une véritable transparence dans la politique salariale de Radio France et quant on est rédacteur en chef en locale c'est tout sauf anodin. Elle évite des suspicions de clientélisme et à l'inverse permet de gérer là aussi en toute transparence la gestion des carrières au sein d'une rédaction. Son fonctionnement -et c'est une bonne chose- s'est d'ailleurs considérablement amélioré au cours des années ce qui a permis entre autres d'effacer de nombreuses inégalités ».

« Les paritaires oui c’est long. Oui nous perdons parfois du temps. Oui il y a un côté rituel. Il ne faut pas se raconter d’histoires. Souvent les dossiers sont bouclés d’avance. Mais il y ces cas minoritaires qui sont parfois beaucoup plus que de simples injustices. Ils sont des anomalies, et ces anomalies révèlent des dysfonctionnements graves, qui concernent l’ensemble de la maison. Désormais ils n’apparaîtront plus. La direction a décidé de se crever un œil, sous prétexte que deux yeux c’est du gaspillage… »

« La Paritaire c’est plus qu’un baromètre, c’est une radiographie de la maison, dans sa diversité. Après cinq jours, on n’a pas seulement promu ou refusé de promouvoir, on a dessiné le portrait social de Radio France, cerné les problèmes, identifié les réussites ou les difficultés. »


26 Novembre 2010
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